01/09/2008 // Oichii desu ne ?

Ca y est ! Aujourd’hui c’est le grand départ, enfin non, je dirais plutôt le petit départ, car nous quittons Tokyo… Réveil à 6h30 pour faire le check-out, petit déjeuner tranquille au Starbuck Coffee, et direction la gare pour rejoindre la station de Shinagawa : notre point de départ pour prendre le Shinkansen. On galère un peu une fois là bas pour trouver l’endroit où échanger nos coupons contre un beau JR Pass, le sésame du déplacement illimité au Japon. Une fois trouvé, on signale à l’employé de la gare que nous nous rendons à Hiroshima, et il nous réserve des places (ce n’est pas obligatoire de réserver des places dans le Shinkansen, mais vous avez une place assise sûre dans une voiture spéciale, plus confortable). Nous avons loupé le train prévu à l’origine à 8h10, mais nous en prenons un autre à 8h40, ce n’est pas trop grave.
Et nous voilà partis pour 5h de train ! On espérait apercevoir le Mont Fuji sur notre trajet, mais à ce qu’il parait, c’est très rare, car il est toujours très embrumé, et je pense que c’était le cas lorsque l’on est passé devant. On effectue un changement de train à Shin-Osaka, et on arrive vers 14h à Hiroshima. Mais ce n’est pas encore notre destination finale ! Car nous allons passer la nuit sur l’île de Miyajima, l’un des 3 paysages les plus saisissants du Japon, et classé au patrimoine mondial. Malgré tout, je veux m’arrêter un moment pour trouver une ATM machine (une machine pour retirer de l’argent), car ma banque doit me bloquer les retraits dans certains pays, et comme je n’en suis pas sûre, je veux essayer toutes les machines que je trouve au cas où (ça n’a toujours pas marché à Hiroshima…).

On s’en va donc demander conseil au point d’information de la gare pour obtenir des plans en anglais et quelques conseils sur le chemin à emprunter dans le dédale de la gare pour se rendre à Miyajima. Une charmante hôtesse parlant très bien anglais, et quelques mots de français, nous fournit tout ça et c’est parti ! Franchement le JR Pass c’est trop la classe ! On passe à coté des portillons là où il y a un agent, en montrant notre VIP Pass, et on passe sans payer ! Nous avons donc encore 25 minutes de train jusqu’à la gare de Miyajimaguchi et 10 minutes de Ferry jusqu’à l’île.

Enfin, nous y sommes ! Il ne nous reste plus qu’à trouver notre Ryokan : le Yamaichi Bekkan. Petite explication. Un ryokan, c’est une sorte d’hôtel/maison d’hôtes japonais, où vous pouvez choisir de dormir dans des chambres à la japonaise, avec tatamis, futons, portes coulissantes en papier, et Yukata de prêt dans le placard, de dîner et petit-déjeuner aussi, tout ceci à la japonaise ou à l’occidentale. Nous avons aussi choisi de dîner à la japonaise (à genoux sur des tables basses), et de prendre un petit déjeuner japonais ! (je m’attends au pire !)

Notre Ryokan est très facile à trouver, il se situe juste en face des quais de ferry. Mais quelque chose retient notre attention avant même de l’atteindre… Des daims ! Il y a toute une colonie de daims très familiers qui se baladent dans toute la ville. Vous pensez bien qu’on est allé caresser ces petits bambis trop choupis immédiatement ! Après la séance photo avec les choupinets terminée, on s’en va faire le check-in dans notre nouvelle maison, et surtout déposer nos sacs pour commencer à explorer Miyajima.

A notre arrivée au Yamaichi Bekkan, j’entends : « Melody san ? » !!! J’avoue que je ne m’attendais pas à un tel accueil ! On était attendus ! C’est le très gentil Teipei (désolé si j’écris mal ton prénom et que tu me lis Teipei) qui nous accueille chaleureusement. Il parle un peu anglais et quelques mots de français aussi, et nous engageons la conversation pendant un moment dans l’entrée du Ryokan. Avant de nous montrer notre chambre, il nous dit qu’il y a des risques qu’il pleuve en fin d’après midi, et que l’on doit se dépêcher pour visiter un maximum avant le mauvais temps. Il nous conduit à notre chambre japonaise. C’est exactement le genre de chambre à laquelle on s’attendait, avec les futons qui nous attendaient, et le thé vert prêt à être servi. Mais ce n’est pas le moment de traîner dans notre jolie chambre.

On s’en va donc explorer l’île. On emprunte la promenade le long de la mer, enfin de la vase plutôt parce qu’il y a marée basse. Le chemin est en sable bien tassé et tout semble comme balayé, nettoyé, une bonne impression de propreté en tout cas. On arrive à Mikasanonama, dans le prolongement du chemin, avec d’immenses chiens/lions en statues qui nous observent. D’ici, on a une très belle vue sur la porte d’O-torii, édifice imposant qui se retrouve en plein milieu de la mer à marée haute. On passe à côté d’Itsukushime Shrine, mais nous ne la visitons pas pour le moment, car ce sera plus joli à marée haute, comme le bâtiment est construit sur pilotis.

Direction Senkokaju et la pagode à 5 étages, ce sont 2 édifices bouddhistes du 16 et 15ème siècle respectivement. C’est vraiment magnifique, et l’on comprend pourquoi ce site est classé au patrimoine mondial culturel !

On décide de se promener un peu dans la réserve naturelle de Momijidani, qui abrite des daims, et une superbe forêt d’érables japonais. Cette forêt est vraiment très propre et belle, nous avons encore une fois cette impression que tout a été nettoyé, balayé, briqué à fond. On se fait une petite séance photos sur un pont peint en rouge, au dessus d’une petite rivière avec des pierres toutes rondes. La forêt entière ressemble à un jardin zen. On se ressource enfin, après toute l’agitation de la ville de Tokyo. On voulait monter au Mont Misen, le point culminant de l’île, mais le dernier funiculaire partait à 17h et ça faisait un peu juste, donc on a reporté à demain le Mont Misen et Itsukushime Shrine.
On était sur le point de rentrer vers l’hôtel, quand soudain, on entend des femmes crier ! On se retourne, nous étions tout près du joli petit pont rouge, et là on voit un énorme singe ! Un homme sort d’un bâtiment, et commence à lui lancer des pierres, du sable, et lui crie dessus. Ouf, l’affaire est maîtrisée ! Mais bon, Teipei nous apprendra ses mésaventures avec les singes de cette île, car il a été attaqué étant petit, et les a vus se battre avec un racoon dog, un serpent, et même un essaim d’abeilles. « Il ne faut surtout pas les regarder dans les yeux » nous dit-il. Il ajoute que c’est très rare de les voir si près de la ville, eux qui d’ordinaire vivent haut dans la montagne, il devait chercher de la nourriture.
Une fois retourné au Ryokan, on s’apprend quelques mots dans nos langues respectives : il a eu beaucoup de mal à prononcer « Ravi de vous rencontrer », alors on lui a appris « Enchanté » !!!On remonte dans notre chambre, et on se prépare pour notre premier repas traditionnel japonais (entre 7 et 20 plats !).

Teipei nous accueille dans une salle exprès pour nous, avec un menu qu’ils ont spécialement élaboré pour nous aussi, car j’avais demandé un repas sans poisson. On était vraiment charmés de toutes les petites attentions à notre égard, presque gênés, car on n’a pas l’habitude d’être aussi bien servis, on croyait être des prince et princesse. On découvre tout un tas de plats qu’on a vraiment aimé, et tout particulièrement les sashimis de bœuf au vinaigre de soja (je ne sais plus comment ça s’appelle), et les tempuras, des beignets de légumes frits à tremper dans une sauce au soja avec du radis blanc (ça ressemblait vraiment à de la cuisine niçoise ceux-là). On a pu aussi goûter du Tofu (une sorte de lait de soja fermenté en fromage), mais franchement, dans le même genre je préfère la mozzarella ! Poulet Teriyakki, soupe Miso, etc… On a eu presque une dizaine de plats en tout, on n’en pouvait plus ! Pas l’habitude de manger autant, et surtout autant de plats différents. Teipei nous a appris à dire « c’est bon » en japonais, car on voulait clairement lui dire ! « Oishii desu ! ».

Nous somme vraiment enchantés de cette rencontre, Teipei et sa maman qui tiennent le Ryokan, sont vraiment adorables.
On discute encore un peu de nos pays, de tout et de rien, et puis on retourne dans notre chambre.

On se fait une supère séance photo avec les Yukatas, et on se prend un thé vert (O-Cha en japonais). On voulait ressortir après, mais on s’est mal compris, et les portes étaient fermées quand on est descendus, ils croyaient qu’on voulait aller se coucher… Tant pis ce n’est pas trop grave, on est extenués, on va se coucher.
 

 

 

 


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